Y a-t-il un point de non-retour des sentiments ?
Ouvrir le clapet, entendre le bois qui claque contre le bois. Abaisser le pupitre, reculer le tabouret, s'asseoir, installer la partition et la feuilleter jusqu'à la bonne page, la page griffonée de conseils, de corrections et d'ordres en tout genre. Placer ses doigts, poser le regard sur les premières notes et laisser la magie agir. Les mains galoper sur le clavier, survoler les touches, les effleurer, les caresser. Savourer la mélodie qui s'extirpe du coffre, être attentive au son qui varie selon les pressions des doigts, écouter les notes se mélanger sous la pédale, s'atténuer grâce à l'Una Corda. Au piano on respire aux soupirs ; on joue avec les doigts, les poignets, les avant bras, les coudes, le buste, les pieds, les épaules, la tête, l'âme et le coeur. Et ça, le sentiment de bien-être, de plénitude, la sérénité qui t'envahit entièrement, l'oubli de tout, cela fait partie de ces choses incompréhensibles, indescriptibles, qui dépassent tous les mots qu'on pourrait trouver.
Offrez-moi du Tiersen. Merci :D
"Enough. Enough now."
Ce fiiilm <3 Me dites pas que ça vous fait pas démanger les petons ? =3