4. Il y a toi, il y a l'amour et il y a moi.

4. Il y a toi, il y a l'amour et il y a moi. ♪
Je voulais le remettre... Il m'a apporté beaucoup.

Allez, cesse de penser à ce con qui n'a mérité que ton mépris. Comment peut-il prétendre encore frapper à la porte de ton coeur après t'avoir mise en miettes, dans tous les sens du terme ? Ce qu'il voit émanant de toi lui donne raison, il sait que t'en crèves de ne plus le voir, c'est une pourriture, pas un idiot. S'il était idiot il n'aurait pas mesuré tout ce que tu vaux, tout ce qu'il a perdu en te perdant, et il ne serait pas revenu vers toi à genoux, piétinant ainsi son orgueil pour pouvoir te récupérer. Il te connait par coeur et il sait que ça te touche.

A part tes jérémiades, tu lui as envoyé le fond de ta pensée ? De tes bleus à ton désespoir en passant par ton dégout des hommes et de toi-même ? Un mail assassin pour briser son mépris insolent, son arrogance de pourri gâté, sa supériorité insupportable. Le tuer à coup de mots, voilà ce que tu dois faire. Il ne te mérite pas, tu le sais on te l'assène depuis des mois cette phrase, sûrement trop et tu finis par ne plus l'écouter, ne plus l'entendre.

Tout ce que tu entends c'est le battement de ton coeur qui s'affole quand tu penses à lui. Sa voix quand il te réconfortait. Vos rires qui jaillissaient en cadence. Tu n'entends que lui, tu ne sens que sa chaleur rassurante, tu ne vois que ses traits familiers et tu ne pleures jamais que pour lui. Tu vis dans un souvenir, un de ceux qui doivent être oubliés. Tu passes ton temps à espérer quelque chose de sa part en sachant que jamais il ne répondra à tes attentes, pourtant pas exigeantes.

Il a compris ce que tu veux depuis longtemps mais il fait semblant, tu sais qu'il a compris mais tu fais semblant aussi, et il sait que tu sais qu'il a compris mais il fait encore semblant. Et caetera. Vous savez tout mais baillonnez vos consciences respectives, plus par stupidité qu'autre chose ; pour pas compliquer la situation.

Tu sais pertinemment que tu es vouée à chialer avec lui. Mais tu ne peux pas t'en empêcher. Et chaque fois tu recommences. Chaque fois tu penses pouvoir vous sortir de là tous les deux. Et chaque fois tu chiales. Le charmant cercle vicieux.

Ce mec, c'est ta drogue. Et la cure de désintox' n'existe pas.
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# Posté le mardi 25 décembre 2007 07:48

Modifié le mardi 24 juin 2008 04:39

3. Ca d'vient une habitude mais on s'y fait jamais vraiment.

It's a new day it's a new life for me
And i'm feeling good.

Un cours quelconque. Mon crâne va éclater. J'ai plus de rire j'ai plus de sourire j'ai plus d'étincelles dans le regard et dans l'âme. J'ai plus que ma tête, mes pensées et ma solitude. Me demandez pas de faire des efforts, j'en fait déjà tellement en permanence je suis en équilibre perchée sur un fil au dessus du vide de ma boîte cranienne. J'ai les joues trempées et je me demande comment j'ai fait pour retenir ce flot de larmes pendant 4 longs mois. Si vous ne faites pas un pas vers moi je vais trébucher, tomber et m'écraser dans ma solitude. Le besoin de parler à quelqu'un est si opressant et la peur de faire un faux pas si pesante... "Mieux vaut être seul que mal accompagné" est décidément une belle connerie. Si t'as déjà vécu la solitude, la vraie, quotidienne et permanente, tu sais bien que c'est faux. Et tu aimerais tant que ça soit vrai.

Être soi-même c'est comme s'accepter, s'assumer, s'aimer ; on en crève d'envie et de peur.
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# Posté le vendredi 21 décembre 2007 15:22

Modifié le mardi 24 juin 2008 04:40

2. La vie c'est Mister Hyde, pas seulement Docteur Jekill.

2. La vie c'est Mister Hyde, pas seulement Docteur Jekill. ♪
Ma chère tante,

Va savoir pourquoi, je pense si fort à toi en ce moment. Tu étais la plus gentille personne au monde, si généreuse, et le "trop bonne trop conne" s'applique tellement à ta bonté. Rongée par tout ce qui peut ronger un être en ce monde plus que bas, toi qui méritais tellement mieux, tellement plus que mieux. Le sourire, la générosité, l'amour que tu donnais à chacun de nous, récompensé comment ? Les larmes me viennent si facilement en écrivant ces lignes, j'ai tellement peur que tu sois morte sans savoir à quel point tu comptes pour moi. Reviens juste un peu, pas longtemps, je te dis je t'aime et je te laisse partir. Ah la bonne blague jamais je te laisserais repartir. Et merde tu vois dans quel état tu nous laisses tous ? La belle famille éventrée, charmant tableau. Comment te faire comprendre, tout l'amour que tu nous laisses dans les bras, qui ne servira plus, qu'on n'a pas su doser, pas à temps ? Comment te faire comprendre, toutes ces crises que j'ai encaissées sans jamais assimiler moi-même leur raison ? Comment t'expliquer l'impuissance qui pénètre chaque cellule de mon corps après l'annonce de la fin de ta vie ? Peux-tu comprendre, toi la journaliste, que tous ces mots versés ne sont que pour toi, même si je fais croire le contraire ? Tu vois l'état dans lequel est ton petit frère, la fragilité qui s'empare de toute son âme ? Tu n'y peux rien, mais peut-être que si. L'émotion qui me prend au ventre quand on parle de toi, quand je vois une photo de toi, quand un souvenir me revient. Je voulais te dire qu'ici tout part à volo, et que j'espère que ça ne te désole pas trop.

Tenter en vain de vous expliquer tout ça.

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# Posté le dimanche 16 décembre 2007 12:32

Modifié le mardi 24 juin 2008 04:40

1. Emilie 1000 volts médite.

1. Emilie 1000 volts médite. ♪
Me faites pas chier parce qu'on voit mes jambes, bande de frustrés.
Mon père voulait m'appeler Cécile, comme la chanson, et ma mère, Nora, comme la femme de Dr Freeze (dans Batman. Chacun sa culture pourrie.)
Allez savoir comment ils sont arrivés à Émilie.

Je mange les livres et bois la musique.
Je suis la chef de la propagande pro-Sigur Ros dans le monde entier et pour moi, quelqu'un qui n'a jamais écouté les Beatles a raté sa vie.
Ma gentillesse n'a d'égal que ma méchanceté, mais heureusement pour vous, elle la domine presque H24.
Si j'ai bien une faiblesse, sachez que c'est l'angoisse. Le ventre noué en permanence, les crises, la gorge serrée, la panique inaltérable, je connais.
Rire m'est indispensable. Je n'suis pas quelqu'un de morose. J'ai même l'éclat de rire facile, et un humour douteux. Mais j'ai une fâcheuse tendance à n'évoquer que les mauvais côtés quand il s'agit de moi ou de mon moral, tout simplement parce que le bonheur est plus vite convoité que le chagrin. Je ne tiens pas à être jalousée, ça n'apporte que des emmerdes. Continuez à clamer votre joie, je continuerai à manifester ma tristesse.
J'ai une capacité à aimer qui déborde souvent du cadre qu'on lui offre, ce qui m'a joué pas mal de tours. Je ne crois pas en grand chose, et certainement pas en moi. Je suis lunatique, timide, angoissée. Je déteste me sentir rougir. Je suis affectueuse, attentive. J'aime sentir mes yeux briller.
J'aime les vieux films cultes de ma mère et moi. Des trucs qui sont en fait mielleux et niais mais qui me mettent en extase. J'aime relire les bouts de livres qui m'ont fait gargouiller le ventre. Les noter, les savoir par coeur. J'aime comprendre les gens.

Mais surtout... J'aime écrire.

# Posté le mardi 11 décembre 2007 15:32

Modifié le lundi 01 septembre 2008 16:32